Un essoufflement de l’industrie marocaine engendré surtout par un repli de la production et des ventes | Ahmed El Fehdi

Après le mélodrame qu’a vécu l’industrie marocaine l’année dernière, et après avoir fait preuve d’optimisme pour ses pronostics de cette année, ce secteur a du mal à reprendre le cours normal des choses et à avoir les choses en main.

Une grande majorité des industriels jugent déjà que la production et les ventes au titre de ce début d’année, restent moroses et peu convaincantes. M. Ahmed EL FEHDI, un investisseur marocain, ayant un palmarès brillant dans les investissements, atteste que certaines entreprises ont du mal à décoller. M. Ahmed EL FEHDI, très réaliste à ce sujet, estime que c’est tout à fait normal de vivre cette période de transition.

A travers l’enquête mensuelle de conjoncture relative au secteur industriel, il paraît que l’activité a connu un rafraîchissement pendant le mois de janvier qui n’a pas duré pour longtemps, et s’est replié selon 56% des industriels enquêtés.

Ce constat est corroboré par le taux d’utilisation des capacités (TUC) qui affiche une quasi-stagnation à 68% après s’être arrêté à 69% en Janvier.

La note de Bank-Al-Maghrib précise aussi que le marché national et le marché étranger ont été concernés par cette baisse des ventes. Pour les nouvelles commandes reçues au mois de février, elles auraient enregistré une amélioration. Sur ce point, 35% d’accord contre 17% sui l’infirment.

Concernant les trois mois à venir, Bank-Al-Maghrib dévoile que les chefs d’entreprises  sont plutôt optimistes quant à une amélioration de l’activité industrielle et les ventes en découlant. De ce fait, 63% industriels déclarent une augmentation de la production, tandis qu’en janvier, la tendance était plutôt pessimiste, car uniquement 47% prévoyaient une hausse de la production pour les trois mois précédents. A signaler que la même propension a été enregistrée pour les ventes, ce qui fait que 61% des industriels prédisent une hausse contre 37% qui s’attendent à une stagnation.