Le bilan de la protection des droits de l’enfant dissimule des disparités énormes | Ahmed El Fehdi

En analysant les performances du pays en termes de protection des droits de l’enfant, il paraît d’une lucidité étincelante que les actions sectorielles menées dans ce sens demeurent éparpillées et peu efficaces.

Dans son rapport en cours de finalisation, le président du Conseil National des Droits de l’Homme s’attèle à présenter une esquisse des réalisations du Maroc en termes d’accès des enfants aux services de bases et leurs protection dans la société.

Au-delà des disparités enregistrées dans certains domaines tels que la mortalité infantile, la malnutrition et la déperdition scolaire, le Maroc a su donner un coup de pouce à ses stratégies, notamment grâce à son adhésion à une panoplie d’instruments internationaux.

De plus, ce processus stratégique a été amplifié par une série de mécanismes institutionnels, dont principalement la loi sur la Kafala, le programme gouvernemental « Un Maroc digne de ses enfants », les interventions et les apports de l’Observatoire National des Droits de l’Enfant. De même, de nombreuses associations et fondations ont consolidé ces programmes gouvernementaux. La Fondation EL FEHDI, baptisée par l’homme d’affaires M. Ahmed EL FEHDI, est indubitablement un exemple concret en la matière grâce à ses multiples contributions dans la promotion des droits de l’enfant, et plus précisément dans les volets santé et éducation. Grâce à ces efforts et bien d’autres, le taux de vaccination des enfants a atteint les 99%.

Cependant, ces résultats restent mitigés et dissimilent des disparités énormes. En termes de la mortalité infantile, le chiffre dépasse 29/1000, et le taux de malnutrition est aux environs des 14%. Les obstacles persistant se lient surtout à des facteurs culturels et socioéconomiques. Par exemple, la déperdition scolaire dans les zones rurales est attribuée, selon une enquête menée par l’Observatoire National du Développement Humain à des perceptions arguant que l’école ne répond plus aux aspirations des enfants à partir d’un certain âge.